Enelice

Tribulations quotidiennes d'une Alsacienne à Paris

26 juillet 2006

Vacances blog

Eh oui, juste un petit mot pour vous prevenir que je serais absente de la blogosphère pendant quelques jours. Donc je lirai tous vos messages à mon retour avec plus de nouvelles!

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25 juillet 2006

Abandon et adoption

Je sens que la famille va encore s'agrandir... mon père ne cesse de croiser plusieurs chiens apparemment récemment abandonnés, surtout un dont il semble s'être rapproché. La première fois, il l'a vu au milieu de la route, il semblait perdu. Mon père s'est arrêté voir s'il avait un collier, le chien en avait visiblement porté un, mais il n'en avait plus. Encore un jeune chiot, mais qui a déjà trop grandi. Mon père est remonté dans la voiture, ne sachant trop quoi faire, n'osant pas le ramener à la maison... le chien a couru derrière la voiture, en vain. Ma mère et moi avons engueulé mon père, lui disant qu'il aurait dû le prendre, on l'aurait amené au refuge le plus proche. Je crois que s'il le revoit, il le ramène. Le truc le plus choquant, à mes yeux, c'est que la route sur laquelle les chiens sont abandonnés passe juste à côté d'une pension pour chiens, où le propriétaire traite plutôt bien les animaux, et pour un prix raisonnable (c'est là que nous mettons les chiennes quand personne ne peut les faire sortir). Et la plupart de ces chiens sont des chiots d'une dizaine de mois... les cadeaux de Noël dont plus personne ne veut.
Et, bien entendu, il y a les chats, qu'on voit moins, puisqu'on a plus l'habitude de voir vagabonder des chats en liberté, surtout dans ma campagne... ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de cas d'abandons, au contraire (mention spéciale au connard qui a abandonné petitchat, le chat de ma soeur, au milieu de la départementale).

Ringa est une chienne pure race, une folie, une hérésie quand on y pense. Lola, elle, est un pur produit SPA, battue très certainement. Blacky, le chien de ma jeunesse, était un chien SPA. Winston, celui de ma soeur, idem (on lui a limé l'intérieur de l'oreille pour tenter de faire disparaître le tatouage). Si j'ai un chat, un jour, ce sera un chat SPA. Peut-être que je prendrai aussi un chaton de ma campagne, pour le plaisir de le voir grandir, mais j'ai aussi envie de prendre un chat adulte à la SPA, un de ceux qui attendent depuis des années, et que personne ne prend, puisque tout le monde veut un chaton.

Il faudrait trouver une peine assez forte pour tous les connards qui sont assez forts pour attacher un chien à un poteau, s'éloigner sans se retourner, et le laisser là. Même pas les couilles de le laisser au refuge le plus proche. J'ai beaucoup aimé leur campagne "regarde-moi dans les yeux quand tu m'abandonnes".

Et, dans la même logique, mais encore plus personnel : je compte bien avoir trois enfants plus tard, dont au moins un adopté, même s'il est parfois difficile de justifier auprès de notre belle administration qu'on puisse vouloir adopter un enfant alors qu'on peut en avoir. Mais, pareil, je n'ai pas envie d'adopter un bébé, mais un enfant un peu plus vieux. Mais pour ça, il faut être deux à prendre la décision, et elle est plus difficile à prendre que pour un chat...

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24 juillet 2006

L'immobilier, c'est le mal

Hier, j'ai été prise d'une poussée irresistible, une envie folle de faire le ménage à fond. Non, pas juste remuer vaguement l'aspirateur tout neuf, non, nettoyer, astiquer, balayer, et tout ça!

Une fois cette pulsion assouvie, j'ai regardé le résultat. Et franchement, il est vraiment bien, mon appart. 51m², 2 pièces, une baignoire, en superbe état, sur cour, à deux pas d'un marché et de la plus belle avenue du monde... pour 1000€ par mois. Non, ceci n'est pas une annonce, je ne compte pas le quitter de sitôt. Ca m'a fait repenser à toutes les mésaventures que j'ai pu vivre en ce qui concerne les visites d'appartement, mais aussi les visites de maison pour mes parents, avant qu'ils construisent. Et, ce matin, je vois que Mayga a eu les mêmes réflexions ce week-end!

Pour que je n'oublie pas, je vais vous faire un petit best-of :

- la maison de travers : au lieu de faire un angle de 90° avec le sol, les murs principaux avaient tendance à jouer à la tour de Pise. En plus, dans cette maison, aucune pièce n'était au même niveau... Etrange!

- la maison juste devant la gare... et le proprio qui dit que niveau bruit, ça va. J'ai vécu 10 ans à côté des voies, et franchement, non, ça ne va pas!

- la maison dans l'arrière-cour... oui, les propriétaires voulaient nous faire habiter la grange

- les maisons mitoyennes avec incitation à venir essayer le sauna du proprio une fois par mois

- la maison des liliputiens : 1,80 de hauteur de plafond

- la maison des morts hebdomadaires : à la sortie d'une boîte de nuit, dans un virage un peu dangereux... les voisins nous ont dit que c'était minimum une collision par semaine.

- la maison dans le truc du c*l du monde, à 30km de la boulangerie la plus proche...

Et toutes ces maisons au même prix que celle qu'ils ont fini par se faire construire!

Pour les appartements, Paris regorge de bizarreries, mais mon histoire préférée reste le tout premier appartement que j'ai visité. Je croise la dame au service de consultation des annonces, elle me dit chercher une locataire pour sa chambre de bonne, avec la possibilité de faire du baby-sitting. Nous discutons, et partons directement chez elle. Elle me fait visiter la cage à lapin : 10m², douche dans la chambre, pas d'armoire, pas de cuisine (2 plaques qui se battent en duel et un frigo), et toilettes sur le palier. Argh. Et, en discutant avec les petits, je comprends que le baby-sitting, c'est plutôt 4-5 après-midi et soirs par semaine, qu'ils viennent un peu quand ils veulent dans la chambre, et qu'il est mal vu de sortir, ou de recevoir des gens chez soi. En fait, je crois que la dame en question cherchait une gardienne à domicile 24h/24. Et elle a trouvé du monde chaque année!
Mais j'ai eu droit à d'autres étrangetés aussi, comme l'appart en rez-de-chaussée dans la cour avec d'immenses fenêtres, et autres appartements dont la peinture du plafond se décroche d'un coup, sans compter bien entendu les taudis infestés de cafard.

Finalement, j'ai beaucoup de chance d'avoir trouvé mon appart actuel...

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23 juillet 2006

Mes pires hontes

Je ne sais pas si vous connaissez ces tests sur internet, soit-disant des tests de pureté. Le plus connu, ou du moins celui que nous avons le plus utilisé, est le test Griffor, qui comporte pas mal de questions, allant des plus soft "avez-vous déjà embrassé quelqu'un?" aux moins soft "avez-vous déjà été attiré par un membre de votre famille?". Le résultat est donné par catégorie : boissons, drogues et sexe, et il y a bien sûr un nombre de points total.

A un moment, avec des personnes que je ne citerai pas, nous nous amusions beaucoup à faire ce test dans le local de notre association. Premier résultat : par un mystère que je ne m'explique pas, je les explose niveau score. On recommence, accompagnés d'autres personnes. Et c'est là que ces petits futés, enfin, surtout un, utilisent à merveille la configuration de la pièce pour avoir une vue imprenable sur mon écran. Et, bien entendu, une fois le test terminé, il en profite pour partager mes réponses à ses petits amis, d'une manière, très peu délicate, en s'exclamant "Mais comment tu as pu t'endormir pendant?". Entre autre réponse compromettante à mourir, bien entendu, et qu'il se fera un plaisir de mettre dans les commentaires...

Je pensais cette histoire enterrée, comme un secret entre nous qui nous lie. Mais voilà que son complice de l'époque évoque à nouveau ce moment sensible de mon existence. Alors là, j'ai le choix entre me venger en racontant des trucs compromettant sur eux, risquer de me fâcher avec eux et me faire piquer mon article par Voici, ou tout raconter moi-même, exorciser la chose pour que cela ne puisse plus jamais leur servir contre moi, et attirer des lecteurs en parlant de sexe.

Donc oui, cher lecteur, chère lectrice, éloigne les enfants de ton pc.

Oui, je me suis déjà endormie pendant l'amour. Mais j'avais des circonstances atténuantes (enfin, surtout lui, parce que bon, si je m'endors, c'est pas parce que je suis un mauvais coup, n'est-ce pas?). Il avait un prénom d'acteur américain, donc pour la suite de l'histoire, nous l'appellerons Brandon.
C'était l'été de mes 18 ans, j'étais avec Brandon depuis 9 mois, c'était pas génial, mais c'était mon premier vrai couple, alors je ne l'ai pas vraiment réalisé. Je suis partie 2 semaines avec des amis en Corse, Brandon était parti 3 semaines avec ses parents dans le sud de la France. C'était pas si dur que ça, j'étais partie avec mes meilleurs amis, tout se passait bien, c'étaient les meilleures vacances de ma vie. Le soir, avant de reprendre l'avion, nous allons au resto, nous faisons la fête, nous nous couchons à 2h. L'avion est à 7h, le réveil est très dur.
A l'aéroport m'attend Brandon, avec une rose bleue. Ce garçon n'avait aucun goût en rose, les prenant toujours grandes ouvertes, à la limite de l'agonie. Il m'arrache aux bras de mon meilleur ami, me ramène chez moi alors que je n'ai aucune envie de rentrer, et à la maison, commence à faire la seule chose qu'il sait faire avec moi. Mais voilà, je suis fatiguée, je suis un peu grognon. Il insiste, et je finis par me laisser faire. Et là, fatiguée comme tout, je m'endors. Il me réveille, me fait une scène, et je finis par le mettre dehors. Et je finis ma sieste bien méritée!

Donc oui, c'est pas bien, oui, c'est la méga honte, mais Voilà, les garçons, c'est raconté, vous n'avez (presque) plus rien contre moi!!!

Et que personne ne vienne me dire que je suis dure avec Brandon. Je ne suis pas dure, je suis réaliste. Je fais partie de ces personnes qui ont besoin de rencontrer un jour un gros con qui les met plus bas que terre pour réaliser qu'elles valent mieux que ça et pour savoir quelles sont leurs limites.

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21 juillet 2006

H

Je me souviens, après ma première opération, le soir où je n'ai pas dormi, ma mère a culpabilisé à mort, et voulait demander au chirurgien si le fait de me mettre des chaussures orthopédiques aurait changé quoi que ce soit, mais, au dernier moment, elle s'est retenue. Je lui ai demandé pourquoi, et elle m'a répondu "quelle que soit la réponse, elle ne me plaira pas". Quelques années plus tard, avant ma seconde opération, j'ai posé la question à mon chirurgien. Et ça n'aurait rien changé, peut-être décallé un tout petit peu l'apparition de mon problème, mais au fond, qu'est-ce que ça change?

Aujourd'hui, toujours pour la même chose, je suis allée voir un troisième chirurgien, tout en sachant au fond de moi que quoi qu'il me dise, ça ne me plaira pas. Et, en effet, ça ne m'a pas plu du tout. Après les habituels "mon Dieu, mais qu'est-ce que c'est que ça?" et autres "mais c'est pas normal que ça n'ait pas marché", j'ai appris :

- que j'avais les pieds plats, ce qui n'est pas génial avec un hallux valgus

- que j'avais les pieds égyptiens, ce qui n'est pas génial avec un hallux valgus

- et que j'étais peut-être porteuse d'une maladie qui touche les articulations (polyarthrite) et qu'il fallait voir à tester cela, parce que un hallux valgus comme le mieux peut avoir comme origine une polyarthrite.

Du coup, 3 options s'offrent à moi (âmes sensibles, arrêtez de lire!)

- on ne touche à rien et on regarde comment ça évolue, sachant que ça ne peut que tourner mal...

- on ne fait que toucher au pied droit, en enlevant la vis douloureuse, et en espérant que la douleur vienne de là

- option 2 + on opère le pied gauche, ce qui devrait bien se passer, sauf que "avec (moi), (il) se méfie, c'est pas un cas simple". Surtout qu'il ne sait pas encore que je suis allergique au nickel, qui est bien sûr le matériau utilisé dans ce type d'opération.

Je vais en parler demain soir avec le père de Steph (le chirurgien en question est un de ses collèges) et essayer de me rassurer. En attendant, c'est open Nutella!

N'empêche, le pire, c'est que j'ai passé 5h dans un hôpital aujourd'hui, et que je n'ai toujours pas vu le docteur Carter... marre de la publicité mensongère!

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L'intelligence et le niveau d'études

L'avantage, quand on est Bac +5, c'est qu'on a souvent l'occasion de parler avec des gens très imbus d'eux-mêmes, très souvent eux aussi enfants de bac+, et qui se prennent, à tort ou à raison, pour l'élite de la nation, ne présentant que mépris pour les personnes ayant un niveau d'éducation plus faible. Je pensais un moment que le monde des blogs serait plus ouvert. Mon côté utopiste a encore frappé, visiblement, parce que c'est loin d'être le cas. "La caissière est une conne, alors que moi, Bac+ truc, je suis intelligent(e)", ça fait partie des phrases que j'ai lues plus d'une fois malheureusement. Et, pour en avoir discuté avec mon esthéticienne, elle subit beaucoup de regard de travers quand elle donne son métier en soirée, alors que quand elle dit qu'elle a une licence d'histoire, ça passe tout seul. Mais sa grande passion, c'est l'esthétisme.

L'argument principal est le manque de culture, et le fait de ne pas la rechercher. Alors oui, peut-être que ma soeur ne sait pas débattre de politique mondiale, et la dernière fois qu'elle a lu un livre, ça date. Après réflexion, même ma mère ne peut pas débattre de politique mondiale, même si elle lit beaucoup. Mais bon, j'aurais pas la prétention de le faire non plus, je crois. Mon beau-frère ne sait pas qui est Churchill, certes. Mais j'ai déjà croisé au moins deux étudiants (un français et un allemand) qui devraient aussi réviser cette période de l'histoire, m'affirmant que je suis allemande, puisque je suis née en Alsace. Je ne suis donc pas sûre que le manque de culture et le niveau d'études soient toujours corrélés.

Je crois que finalement, ce qui genére un tel raisonnement, c'est la vision caricaturale de l'ouvrier/secrétaire débile qui ne peut pas faire autre chose, face au/à la jeune cadre dynamique qui a brillamment réussi dans ses études. Comme si les études faisaient tout, et comme si on pouvait juger une personne uniquement grâce à son milieu professionnel. Comme beaucoup (et trop peu en même temps), j'ai eu le choix de faire des études, et je les ai faites. Vous me direz, ma soeur avait le même choix, et c'est vrai, elle aurait pu recommencer son bac (comme ça devient de plus en plus simple, elle aurait fini par l'avoir), voire l'avoir la première année. Mais ce n'est pas ce qui l'intéressait. Et finalement, entre ma soeur qui travaille dans un vidéo club 8 heures par jour, 5 jours par semaine, et qui a le temps de profiter de sa fille, et moi qui travaille 11-12h par jour, parfois le week-end, qui doit prendre rendez-vous parfois pour manger avec l'homme avec lequel je vis, je ne sais pas qui gagne... c'est un choix à faire, mais je ne suis pas sûre que tous ceux qui se sont lancés là-dedans soient conscients des conséquences de leur choix, moi la première!

Je ne sais pas pourquoi en France, il y a cette culture des études, des Bac+, de l'élite, des "Grandes Écoles". Pourquoi on donne notre bac et on envoie tout le monde en fac au lieu de promouvoir les voies d'apprentissage, la découverte d'autres métiers. Je ne suis pas une manuelle, je suis contente d'avoir eu la chance de faire des études ne correspondant pas à ma classe sociale d'origine. Mais on a besoin de ces métiers manuels, on a besoin de menuisiers, de garagistes, de caissières, de ramoneurs (oui, le ramoneur est passé y'a pas longtemps chez mes parents). Pour en connaître bien un, ramoneur, de nos jours, ça rapporte bien plus que cadre sup', au moins au début. Et une fois qu'on a son secteur, les revenus sont assurés. Mon grand-père est incapable de parler de Baudelaire, mais quand il a un bout de bois dans les mains, c'est de la véritable poésie...

Je connais des parents qui seraient choqués que leur enfant choisissent un métier en-dessous de leur condition. Moi, je serais déjà tellement contente que mes enfants trouvent un métier qui leur plaît, que ce soit poissonnier à Melun ou requin à Londres.

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20 juillet 2006

Phobie

Je vous avais déjà dit que je déteste les orages???

Je suis gâtée, là!

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In love again

!Le frère de Coloc, qui était en classe avec Steph au lycée, se fiance. Après 5 ans de relation avec sa copine, ils décident de sauter ce premier pas. Je pense que le repas de fiançailles sera bien chargé, avec au moins 120 personnes du côté de la fiancée. Ce sont les premières vraies fiançailles que Steph a dans son entourage. Lui qui se moquait des gens de ma campagne qui s'engageait tôt, je vais pouvoir m'amuser à mon tour!
De même, il y a deux semaines, quand nous sommes partis déjeuner au golf avec les parents de Steph, de grandes négociations semblaient avoir cours à la table d'à côté, où les parents d'un ami d'enfance de Steph rencontraient les parents de son amie. Je sens que le repas de fiançailles ne devrait pas trop tarder de ce côté-là non plus!
Après, grande conversation avec ma Piou (2h, on peut appeler ça une grande conversation), l'amie de ma vie, qui m'annonce son PACS pour cette année, en attendant de pouvoir se payer un beau mariage.
L'ex de ma soeur est fiancé, et un de mes amis ne devrait pas tarder à l'être également
Sans oublier MissInes :)

Ca en fait des heureux évènements, des célébrations de l'amour. D'ailleurs, j'ai une photo de la plus belle des preuves d'amour en fond d'écran! Et je suis sincèrement contente pour tous ces couples, qui arrivent à ce point de maturité dans leur couple. A un moment, j'aurais été jalouse "pourquoi eux et pas moi". Mais là, j'ai hâte de préparer le PACS de Piou, de suivre de loin les repas de fiançailles (je ne sais pas si le frère de Coloc invitera des amis). Et, de toutes manières, nous aussi, on fait des plans à long terme. Il l'a dit, l'a répété, et cette note servira de preuve : dans un an, on aura un chat!
Bien entendu, je mentirais en disant que je n'ai jamais pensé à mon mariage. Sireli était étonnée que je sache déjà qui sera mon témoin. Elle le sera peut-être plus en sachant que je sais déjà quelle robe je veux, et quelle coiffure. J'ai toujours été une incroyable romantique,et pourtant, je déteste les comédies romantiques et les Harlequins, il n'y a que récemment que les livres de filles ont commencé à attirer mon attention, quand les héroïnes ont arrêté d'être des nunuches. Il faut dire que j'ai failli être fiancée deux fois, dans de tels moments, on réfléchit à ce qu'on veut, même si on a refusé toutes les propositions pour l'avoir! Mais là, ce n'est plus comme avant, si ça vient un jour, c'est bien, si ça ne vient pas, tant pis...

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19 juillet 2006

Relations humaines - ou ma vie avec mon coloc (suite)

Certains auront remarqué qu'à la fin de ma note d'hier figurait un "rien à voir du jour" qui a disparu après édition de la note. C'est à cause de ce rien à voir que je commence tout doucement à me poser des questions sur mon coloc. Enfin, pas-tout-à-fait-ex-coloc.

Lundi soir, Coloc est passé à la maison chercher des affaires qui étaient restées à l'appart, sa chaîne hi-fi entre autres. Il insiste plusieurs fois lourdement pour que Steph l'accompagne, mais ce dernier a du boulot. Au début, je me dis que c'est parce que ses affaires sont lourdes, mais quand Steph finit par accepter, il lui refile une petite bibliothèque à porter. Mon offre pour les aider a, elle, été rejetée plusieurs fois. Bon, c'est pas grave, je me remets à mon chausson (oui, je fais des chaussons pour Clarisse en ce moment).

Steph revient 10 minutes après (oui, Coloc habite à 200 m à pied de chez nous) avec le sourire aux lèvres. Il me raconte que j'avais raison, que Coloc était bien sorti avec C. le soir de la 1/2 finale, mais que faute de motivation, l'expérience n'a pas été reconduite... Et ce week-end, C. s'est remise avec son copain. Et là, d'un coup, il fait "Oups, Coloc m'a dit de ne pas te le dire, mais ça devait être une blague".

Ça ne l'était pas. Dès le lendemain matin, juste après la publication de ma note, Coloc envoie un texto à Steph lui rappelant bien de ne rien me dire. J'enlève donc l'allusion, même si Steph m'assure que Coloc ne connaît pas l'existence de ce blog (d'où la note d'aujourd'hui. Coloc, si tu me lis...).

Je ne comprends pas Coloc. Si bien sûr ça avait été un sujet dont il ne m'avait jamais parlé, j'aurais compris, mais ce n'est pas le cas. Si en plus je n'avais rien vu venir, ça aurait été un secret entre mecs. Mais on en a parlé, et il sait que j'ai une intuition sur le sujet.
Steph pense que c'est parce qu'il a peur que je le juge, et que je dis trop souvent du mal de C. Peut-être, mais 1) j'ai fait des efforts concernant C., et 2) si je suis son amie, je ne le jugerais pas. Et, punaise, qui suis-je pour juger, sachant que cette histoire ressemble plus qu'étrangement à mon histoire avec El rouquinou? J'ai juste l'impression qu'il n'a pas confiance en moi.

Mais qui sont nos vrais amis, en fait? Ceux qui ne disent jamais rien, qui hochent la tête quelle que soit l'information, ou ceux qui disent "tu vas te prendre un mur, ça me fait mal pour toi, si tu arrives à l'éviter, tant mieux, sinon je serais là pour toi"? C'est vrai que j'ai tendance à dire aux gens ce que je pense de leur situation, que ce soit positif ou négatif. Mais ce n'est jamais dans le but de les punir, juste de peut-être leur faire réaliser ce que parfois ils ne veulent pas voir, comme peut-être qu'il y a des risques à s'attacher à une fille qui n'est pas stable émotionellement. Ça ne veut pas dire que je ne suis pas là pour eux au moment où ça foire, ou que je ne suis pas contente avec eux quand finalement, tout se passe bien. Quand mon ex a commencé à être odieux, j'ai apprécié que ma meilleure amie me dise que c'était un con. Sur le moment, je ne l'ai pas crue, mais à la fin, je l'ai remerciée. Comme je remercie les personnes qui ont eu les mêmes doutes au début de ma relation avec Steph, même s'ils ont eu tort, tout simplement parce que ça montre qu'ils tiennent à moi et qu'ils s'inquiètent pour moi (bien sûr, il ne faut pas que ça devienne insistant!).

Bon, là, au moins, c'est clair, je ne suis pas son amie. Du coup, j'ai mon samedi soir qui se libère. Tiens, je vais voir ce que fait ma collègue, qu'on oublie nos angoisses de santé respectives à coup de glace au chocolat!

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18 juillet 2006

Le merdier

"L'ironie est que ce qu'ils doivent faire, c'est amener la Syrie à faire en sorte que le Hezbollah cesse de semer la merde, et ce sera fini". Jolie phrase de Bush, dont l'explication est ici. Ceci n'est pas un post pour parler de ces affrontements entre le Liban (enfin, le Hezbollah, mais je doute que seul le Hezbollah prenne des bombes dans la tête) et Israël, mais ça m'aide juste à relativiser la suite de ce que je vais vous raconter. J'aimerais bien avoir les connaissances pour faire un tel post, mais je n'ai mis les pieds ni en Israël, ni au Liban, même si ce sont deux pays qui m'attirent, pour des raisons différentes.

Non, malheureusement, mon problème est plus terre-à-terre, et bien plus courant. J'ai l'impression que ma boîte est en train de se casser la gueule.
Je travaille dans une petite start-up (5 personnes) qui oeuvre dans un secteur hautement concurrentiel en Belgique, et qui espère s'implanter en France d'ici la fin de l'année. Mon entreprise cible une population ethnique. Notre produit a été officiellement lancé il y a un mois maintenant, avec pas mal de ratés (call center pas joignable, site Internet pas prêt à temps, problèmes techniques sur le produit, points de distribution qui se débinent). Mes patrons ne veulent pas me donner les chiffres, mais j'ai pas l'impression qu'on dépasse les 30 clients. C'est un peu la loose.

Je me retrouve à gérer les deux projets de secours, à savoir lancer une nouvelle gamme ou ethniciser encore plus le produit. Donc si ça ne marche pas, c'est de ma faute. Si ça marche, ça sera grâce à eux, bien entendu.

Bref, en plus, comme vous pouvez vous en douter, l'ambiance est au flicage intense, histoire de vérifier que je fais bien tout ce que je dois faire. Et ça passe de moins en moins avec un des deux patrons, professionellement comme personnellement.

Le truc, c'est que je ne sais pas comment revendre cette expérience en cas de plantage. Tout cela me fait un peu peur...

Posté par Enelice à 10:41 - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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